Le Gouvernement Provincial du Haut-Uele invite les communautés riveraines et le Parc National de Garamba à cultiver la paix et la coexistence harmonieuse.
Cet appel a été lancé ce jeudi 15 octobre 2025 à Nagero par Chadrack ATIGADA ODIBOBI, Conseiller Technique en charge de l’Environnement et des Ressources Naturelles au Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles du Haut-Uele.
C’était au cours de la réunion de présentation des engagements pris par le Parc National de Garamba envers les populations riveraines, qu’il a lui-même présidée au nom du Ministre de tutelle.
Dans son allocution, Chadrack ATIGADA ODIBOBI a souligné qu’au-delà des engagements techniques et opérationnels, il existe une dimension humaine fondamentale : celle de la paix et de la coexistence en harmonie entre les populations riveraines et le parc pour la sauvegarde des écosystèmes et de la biodiversité.
« Il est de notre devoir, en tant qu’autorités, acteurs de la conservation et communautés riveraines, de veiller à ce que la protection de notre patrimoine naturel ne soit pas perçue comme une source de conflit ou d’exclusion, mais comme un projet commun, bénéfique à tous. Les tensions entre communautés riveraines et gestionnaires du parc ont souvent trouvé leur origine dans des incompréhensions ou dans un partage inéquitable des bénéfices et des responsabilités. Nous devons impérativement tourner cette page, en instaurant un dialogue permanent, transparent et respectueux », a-t-il ajouté.
Pour ce technocrate, avant de se lancer dans une quelconque initiative et/ou d’incriminer telle ou telle partie, il est indispensable que chacun connaisse ses droits et ses obligations, notamment en matière de conservation des aires protégées, afin de dissiper tout malentendu.
« De nos jours, il existe un arsenal juridique des statuts des parcs en RD Congo qui donne mandat aux gestionnaires de parcs, entre autres, de : conserver notre biodiversité et les écosystèmes naturels ; protéger la faune et la flore contre les menaces telles que le braconnage, la déforestation illégale et l’exploitation minière non autorisée ; assurer une gestion durable des ressources naturelles dans les aires protégées ; impliquer les communautés locales dans la gestion et la conservation en respectant leur droit au consentement libre, préalable et éclairé ; et enfin, valoriser la biodiversité par la recherche scientifique et l’écotourisme. Nulle part, la loi n’a fait mention de la construction des routes par les gestionnaires de parc. S’ils le peuvent, ils le feront sur base de leurs contraintes budgétaires, étant donné qu’ils vivent grâce aux dons qu’ils reçoivent de leurs donateurs. »
Le Conseiller Technique en charge de l’Environnement et des Ressources Naturelles est revenu sur le Programme du Gouvernement Provincial qui met en lumière les stratégies nécessaires au bénéfice de chaque citoyen du Haut-Uele.
« Je voudrais vous informer que la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique sont des défis mondiaux qui nécessitent des actions concertées à tous les niveaux : international, national, local et individuel. Et le Haut-Uele en a fait son véritable cheval de bataille. Dans cette optique, le Gouvernement Provincial du Haut-Uele que dirige Son Excellence Jean BAKOMITO GAMBU a intégré dans son programme gouvernemental (cf. le septième pilier, axe stratégique 2) les questions liées à l’environnement et au changement climatique. Ce programme définit les stratégies pour le renforcement de la réglementation et des législations en la matière, le développement des énergies vertes, la réduction des énergies fossiles, et surtout la protection de nos aires protégées. »
Il a cependant promis un soutien tous azimuts aux initiatives qui favoriseront la paix sociale afin de construire un avenir où le Parc National de Garamba sera non seulement un refuge pour la biodiversité, mais aussi un levier de développement durable et de paix pour les populations du Haut-Uele.
Notons qu’après son allocution, s’en est suivie une série d’échanges entre les participants venus de la région couverte par le parc, et ce, après les interventions des responsables de la GARAMBA.
La réunion a connu la participation des administrateurs des territoires de Dungu et Faradje, les chefs de chefferies, la notabilité, les représentants des organisations de la société civile ainsi que les membres des communautés riveraines se trouvant dans l’étendue couverte par le Parc National de la GARAMBA.
Rédaction.







