Un scandale de détournement de fonds à grande échelle secoue actuellement la province du Haut-Uele, soulevant l’indignation et la colère parmi les élus provinciaux et la population.
L’honorable Maître Motugbu Madilu Prosper-Salomon, député provincial élu de Wamba sous la bannière de l’UDPS, est monté au créneau pour dénoncer cette gestion “légère et dénuée d’éthique” des affaires publiques par les dirigeants provinciaux et leurs régies.
La situation, qualifiée de “détournement de haut niveau”, semble affecter tous les échelons de l’administration provinciale.
Le député Motugbu, rejoint par ses pairs, exprime un profond mécontentement face à l’absence de rigueur et de probité dans la gestion des finances publiques.
Un point particulièrement souligné par l’élu de Wamba est la nécessité de confier la gestion des finances publiques provinciales à des technocrates qualifiés, plutôt qu’à des députés provinciaux.
Selon lui, les députés devraient se concentrer sur d’autres ministères, à l’exclusion des finances et de la DGRHU (Direction Générale des Recettes du Haut-Uele). Cette séparation des rôles permettrait à l’Assemblée Provinciale et au Gouverneur de formuler des critiques et des observations sans aucune restriction, garantissant ainsi une meilleure reddition des comptes et une surveillance plus efficace.
Face à l’ampleur des détournements constatés, les députés provinciaux demandent unanimement la convocation d’une session extraordinaire.
L’objectif de cette session est de faire toute la lumière sur ces agissements frauduleux et de prendre les mesures qui s’imposent.
Cependant, les élus du Haut-Uele lancent un appel pressant aux autorités judiciaires. Ils sollicitent l’implication immédiate des Procureurs Généraux près les Cours d’appel du Haut-Uele et de cassation.
Il leur est demandé de se saisir d’office de ce dossier afin que des enquêtes rigoureuses soient ouvertes pour établir les responsabilités de chacun et traduire les coupables devant la justice.
Cette affaire met en lumière les défis persistants en matière de gouvernance et de transparence dans la gestion des ressources publiques. L’exigence de reddition des comptes et la volonté de lutter contre la corruption sont désormais au cœur des préoccupations des représentants de la population du Haut-Uele.
L’attention est désormais tournée vers les autorités provinciales et judiciaires pour voir quelles suites seront données à ces graves allégations.
Rédaction.







